samedi 11 avril 2009

Un nouvel "alien" dans le cantal

"Alien species", ou plantes invasives en français, c'est le terme utilisé par
l'agence européenne qui recense leurs apparitions et leur développement.
Omphalodes verna, la Petite bourrache, de la famille des boraginacées, n'était jusqu'alors pas signalée dans le Cantal par l'Atlas de la Flore d'Auvergne.


 L'espèce est mentionnée depuis les années 50 par Chassagne, c'est une plante cultivée pour l'ornement et naturalisée. Elle est peu répandue avec des stations en Haute Loire (Vals près le Puy)  et dans le Puy de Dôme (Lezoux, bords de la Morge près d'Artonne).
L'espèce est originaire d'Europe de l'Est de la Lombardie à la Hongrie.
Nous l'avons découverte sur un talus en compagnie de Viola odorata et Pulmonaria affinis, toutes en pleine floraison, joli tapis vernal à proximité d'un manoir proche d'Aurillac possédant un parc botanique fleuri (pas d'Omphalodes visibles, mais des Helleborus sp. rouges, des variétés cultivées de Primula vulgaris etc...).
L'espèce a donc pu s'échapper de ces lieux pour coloniser le talus routier. Au total, env. 100 - 150 m2 sont colonisés par l'espèce (plusieurs centaines de pieds).

Modeste découverte donc, une belle fleur de plus pour le cantal dont le développement ne semble heureusement pas "invasif".

quelques liens :

vendredi 20 mars 2009

Le printemps au pas de course

Le printemps arrive au pas de course depuis les récents redoux. Après les épaisseurs records de neige que nous avons eu, la flore sort de sa torpeur hivernale.Les espèces vernales forment des tapis d'une densité rarement vue sur certaines stations.



Visite en quadricolor d'une station botanique remarquable dans le vallon du Mamou, à proximité d'Aurillac.


 Le perce neige, Galanthus nivalis se nivalis, domine les sous bois.

Cette station reste assez localisée sur le versant du vallon et s'étend sur qq ha, c'est une des plus belles densités du département.




 






Autres espèces printanières abondantes :La scille à deux feuilles, Scilla bifolia etla corydale, Corydalis solida.



Quelques espèces rares maintenant : l'asaret, Asarum europaeum, qui possède ici sa plus belle station du Cantal découverte par Jean DAUGE dans les années 80 et confirmée en 2008 par hervé CHRISTOPHE.




Etrange espèce tantôt petite fée des bois aux longs bras ou prédateur aux dents longues...


















La gagée jaune, Gagea lutea, protégée sur l'ensemble du territoire national, elle est relativement répandue, bien que souvent peu fréquente, dans toutes les parties montagnardes du département.
La redécouverte ce mois de mars de cette station du Mamou signalée par Jean DAUGE dans les années 80 est une bonne nouvelle !




Les sous bois des bosquets des environs sont très riches, insérés dans tout un réseau encore dense de haies et de murets, flore et petite faune y sont encore diversifiés et bien préservés.  On trouve des hêtraies plutôt neutrophiles, et des accrus forestiers (à noisetier, tremble etc...). Le sous sol semble situé sur la veine calcaire des collines d'Aurillac (présence de gravillons calcaires dans les taupinières).




Quelques images supplémentaires de ces sous bois splendides à la lumière du soir

         

Bryophytes,Euphorbia amygdaloides,souche de Prunus  avium.

mardi 28 octobre 2008

Le lac du Pêcher


Visite automnale pour faire quelques images sur le pourtour du lac du Pêcher.

Le lac du Pêcher sur le plateau de la forêt de la Pinatelle est connu pour la qualité des paysages alentours, la facilité d'accès, et bien sûr le brame du Cerf...

Le site a récemment été classé en Espace Naturel Sensible (E.N.S) du département.
Il s'agit aussi d'une réserve de chasse, on peut donc s'y promener librement même en Automne.






Les pins qui parsèment les pâturages alentours ont des formes tortueuses très artistiques...

Côté flore, les derniers inventaires datent de près de 10 ans et n'avaient pas été très poussés. Le site est paradoxalement assez pauvre, on ne trouve que les mentions de la présence de Luronium natans et Eleocharis quinqueflora (H Lassagne - 1994, T Darnis, H Christophe  - 1999). Le lac est plus connu pour l'avifaune nicheuse et surtout migratrice qui le fréquente.

On a tout de même pu observé d'importantes populations d'Utriculaires (Utricularia vulgaris gr..) près des berges. Tous les lacs du plateau semblent assez fortement colonisés par ces petites plantes carnivores qui sont probablement dispersées par les oiseaux d'eau. Reste à confirmer la ou les espèces présentes.


Les Utriculaires en Auvergne :
4 espèces sont citées :
Utricularia. intermedia - disparue ? 2 mentions anciennes dans le 63, tourbières.
Utricularia minor - Très rare et en forte régression, présente notamment dans le Cezallier (15 / 63) complexes tourbeux.
Utricularia vulgaris gr. qui comprend U. vulgaris (très rare) et U. australis rare un peu partout et en régression, mais qui reste la plus représentée des Utriculaires.
Toutefois, la difficulté de détermination de ces espèces de surcroît discrêtes relativise à la fois la rareté globale du genre en Auvergne mais aussi la proportion des 3 principales espèces.
Sur le lac tourbière assez proche du Jolan, Utricularia australis est, semble-t-il, l'espèce dominante.


Les ceintures végétales du pourtour sud du lac  du Pêcher ont apparemment progressé depuis les précédentes visites de certains d'entre nous, les radeaux à potentilles des marais colonisent lentement le lac, suivies de cariçaies diverses.
C'est un point intéressant, il est probable qu'une actualisation des anciens inventaires botaniques permette de révéler quelques nouvelles espèces patrimoniales ou la présence d'habitats matures et diversifiés.

Notons enfin que même à cette époque tardive, les espèces d'odonates semblent nombreuses et actives, sujet à approfondir également !

mardi 14 octobre 2008

Retour à la tourbière de Brujaleine


Mandatés pour un reportage photo, c'est un retour sur cette tourbière dont les habitats furent cartographiés en 1999 par h. CHRISTOPHE (Site Natura 2000 des tourbières du NE Cantalien).
Le site n'a pas beaucoup changé, rappelons certains de ses intérêts majeurs :


Il s'agit d'une ancienne tourbière en partie noyée par des aménagements cynégétiques (années 90).
Un haut plateau tourbeux a survécu où se développent encore de petites populations de Drosera rotundifolia, Vaccinium oxycoccos gr., et Andromeda polifolia.
L'essentiel du site porte désormais de très vastes cariçaies (souvent tremblantes) séparées par quelques canaux profonds. Carex lasiocarpa est un des carex les plus fréquents, avec Carex rostrataC. vesicaria est quant à lui plus abondant en périphérie de la tourbière (secteurs plus secs ou bien s'exondant).
(photo Th. DARNIS)

Les canaux et berges vaseuses abritent des populations éparses de Luronium natans. Les eaux des canaux sont colonisées par d'importantes populations de Utricularia sp., Potamogeton polygonifolius.
On trouve encore de petites moliniaies avec  Molinia caerulea, Succisa pratensis et quelques rares Gentiana pneumonanthe, ainsi que des groupements à Typha latifolia.
Potentilla palustris et Menyanthes trifoliata commençent à recréer des radeaux flottants en colonisant les parties en eau libre.

Côté faune, le site abrite très probablement Euphydryas aurinia (Damier de la succise) et Leucorrhinia dubia (Leucorrhine à large queue) semble assez fréquente.
Les grenouilles "vertes" (groupe des Rana kl. esculenta et Rana lessonae) sont abondantes.



Le site est aussi bien connu par la découverte en 1995 par Hervé LASSAGNE de Pilularia globulifera. A l'époque il notait que l'espèce souffrait de la sécheresse.
La Pilulaire était installée en périphérie de la tourbière, dans des flaques  temporaires à Gallium palustre, Veronica scutellata, Ranunculus flammula, Alisma plantago aquatica, Agrostis canina, etc. elles mêmes englobées dans des cariçaies asséchées (C. vesicaria surtout) .

En 1999 lors de la cartographie du site N2000, l'espèce avait été recherchée (juillet) et non revue. Malheureusement en ce début d'automne le résultat est identique. La station très bien localisée par les croquis de H LASSAGNE est toujours là ainsi que les habitats qui semblent toujours très secs, et pas la moindre trace de Pilulaire.
Il est ainsi probable que l'espèce ait disparue du site, car malgré une écologie particulière et adaptée à des milieux présentant des exondations, l'espèce devrait être visible.


Concluons en donnant des informations sur l'aménagement touristique du site :
Classé Espace Naturel Sensible du département, la tourbière de la Brujaleine sera bientôt dotée d'un sentier de découverte avec des panneaux d'interprétation. Pour le moment aucune mesure de gestion / conservation ou encore d'inventaire détaillé n'a été programmée sur le site.


En ce début d'Automne, la visite de cette "tourbière" vaut le détour, les paysages du plateau de Chastel sur Murat sont magnifiques.

mardi 7 octobre 2008

NOUVELLE STATION de Epipactis purpurata dans le Cantal

Prospection cet après midi au Puy de Cabanes à Carlat

Le programme de prospection initial était centré sur la recherche de l'ancienne mention de Gentianella ciliata sur la commune de Carlat (plusieurs Ophrys ont aussi d'anciennes mentions sur cette commune).
Le seul secteur actuellement connu sur Carlat avec affleurement calcaire visible est le versant raviné de "Cabanes", malheureusement également très embrousaillé. Pour y accéder, il faut traverser la hêtraie située sur l'autre versant.





Découverte d'une nouvelle station d'Epipactis purpurata :

Cette espèce anciennement signalée dans le département (sur 4 mailles) ne possédait aucune station connue jusqu'à la découverte de la station de Polminhac (H.CHRISTOPHE/BIOME & F.KESSLER/CBNMC 2006).
En progressant sur le versant forestier du Puy de Cabanes, occupé par une hêtraie, nous avons découvert cette seconde station pour le département, 9 pieds comptabilisés dont un à plusieurs tiges (3), tous les pieds sont encore bien visibles et en fruit.
La station se trouve dans une hêtraie-chênaie neutrophile où Epipactis helleborine et Neottia nidus avis sont assez abondants (des dizaines de pieds).
A vol d'oiseau, la station de Polminhac est finalement assez proche, et l'ensemble des boisements (hêtraies notamment) qui peuvent être situés sur la "veine" calcaire qui traverse les collines du secteur peuvent être prospectés, Epipactis purpurata y possède certainement quelques autres stations.

Notons qu'ailleurs en Auvergne Epipactis purpurata est assez rare et présent dans 17 mailles de l'Atlas de la flore d'Auvergne (Limage et Allier essentiellement).

En bordure basse du boisement (plantation de Pseudotuga meziensii - le douglas) on trouve aussi qq pieds de Equisetum telmateia qui confirme bien la présence de calcaire en sous sol.


Gentianella ciliata :
Le coteau calcaire de Cabanes est en fait constitué d'une roche de brèche volcanique dont la matrice est très friable et comporte une proportion importante de calcaire (dont beaucoup de "silex") et aussi peut être de "cendres" volcaniques.
Prospection sans résultat pour la Gentianelle, le coteau est en effet extrêmement difficile d'accès de par la forte pente, les parois rocheuses dissimulées sous la végétation et l'embrousaillement de ronces et autres arbustes à épines...
On note que bien que le calcaire soit présent, les espèces vraiment calcicole sont assez rares, on trouve Tamus communis et Carex flacca.
Nous avons aussi observé sur les fortes pentes érodées Brachypodium pinnatum, Festuca cf arvernensis, Sedum album, Scabiosa collumbaria, Dianthus hyssopifolius se hyssopifolius (ex D. monspessulanus) etc.
Site à revoir en période de végétation plus favorable pour un inventaire plus détaillé !
Enfin coté reptiles signalons une petite vipère aspic qui prenait le soleil sur un gros silex.

Il "reste" encore une bonne moitié du coteau calcaire à explorer, et il est fort possible que le versant forestier du Puy de Cabanes abrite d'autres pieds d'épipactis pourpre, avis aux amateurs mais soyez prudent dans ce secteur difficile d'accès...

mercredi 24 septembre 2008

LE PUY DE TOULE / Gentianella ciliata

Visite à la carrière du Puy de Toule et inventaire des stations de Gentianella ciliata.


Résultat des comptages :
Apparemment une bonne année pour la gentianelle avec une espèce en pleine floraison et plus de 50 pieds comptabilisés. Il y en a probablement un peu plus car on trouvait déjà des pieds fanés très difficiles à percevoir. A noter que certains pieds fleurissent parmis de hautes herbes et à mi ombre en lisière de la pinède, ils ne sont visibles que grâce à leur fleur.

La mauvaise nouvelle concerne la carrière qui s'est étendue et a détruit environ 1/4 des anciennes stations que nous avions cartographiées en 2002, il y avait alors env 67 pieds.

L'essentiel de la population reste préservée, mais  très menacée : la station étant à qq mètres du front d'exploitation et pour moitié sur la propriété de la carrière.

Gentianella ciliata en Auvergne :
Il s'agit d'une espèce très rare, présente uniquement dans 5 mailles de l'Atlas de la flore d'Auvergne toutes dans le Cantal.
L'espèce est présente dans le bassin d'Aurillac (Arpajon, St Paul des Landes et Crandelles) avec moins de 100 pieds, une mention vers Pleaux (1-2 pieds probablement disparus vue l'embrousaillement du site), et des populations qui restent à inventorier en détail sur le bassin calcaire de St Santin/Monmurat (probablement assez importantes).
Enfin elle était signalée de Carlat et Raulhac (Courbelimagne et Puy de la Justice en Aveyron où elle est certainement présente vu l'extension importante des milieux favorables), ces mentions sont anciennes mais l'espèce pourrait encore y être présente (à rechercher).
En dehors des populations mal connues du bassin de Maurs, la principale station est celle du Puy de Toule avec 50 / 70 ind.

Le Puy de Toule :
Ce site comme l'ensemble des coteaux calcaires de St Paul des Landes, est très riche au niveau des espèces végétales calcicoles.
Le bassin calcaire d'Aurillac comporte aisni quelques rares îlots de végétation typique de coteaux calcaires où l'on recense nombre d'espèces patrimoniales.
Malheureusement, et malgré des propositions, ce site ne fait pas parti des sites Natura 2000 retenus (il existe pourtant celui des marais de St Paul des Landes pratiquement frontalier !!) et il n'y a donc guère d'espoir de voir un jour une gestion adaptée se mettre en place sur ces coteaux pourtant fort menacés par l'intensification agricole, le surpâturage, l'excès de fumures et... les carrières.


Autres espèces observées :
Citons Senecio erucifolius dont la floraison parsème tout le Puy, les fossés et talus et même les pâturages. Cette espèce est ici commune, mais reste rare dans le département. Ce séneçon à floraison tardive fait ici la joie des derniers papillons comme Inachis io (le paon du jour), Lychaena cf phlaeas (le cuivré commun) et Polygonia cf c-album. (le robert le diable).


Prunella grandiflora compte encore qq pieds fleuris, le site présente aussi sur une prairie sèche embrousaillée une belle station de Centaurea scabiosa dont il ne reste que les tiges et fructifications sèches.
Citons enfin une quinzaine de pieds d'Orchis fanés qui sont très probablement Dactylorhiza fuchsii (on est à moins d'1 km de la station bien connue de St Paul des Landes), ce qui ferait une nouvelle micro station pour cette espèce très rare en Auvergne, à confirmer donc en 2009.

vendredi 5 septembre 2008

Les falaises du Puy de la Tourte

Une petite excursion dans ce superbe site mi-juillet 2008 nous a permis de faire quelques observations intéressantes.





La carte géologique nous apprend qu'il s'agit de Brèches scoriacées où s'intercalent quelques petites coulées trachyandésitiques. Ces brèches sont un agglomérat de matériaux issus des éruptions et allant de cendres à des blocs de taille métrique. La matrice de la brèche est sablo-graveleuse et friable, les éléments rocheux sont trachyandésitiques.

Pour la végétation, ces éléments traduisent des parois, certes verticales, mais avec un aspect "grumeleux". On observe de nombreuses petites aspérités, dues à la matrice érodée hérissée des éléments rocheux plus durs, qui forment autant de "prises d'escalade" où se créent des lithosols que les plantes ne manquent pas d'exploiter en les colonisant.
De vastes pans de roche sont donc fortement occupés par une végétation subalpine typique formant plusieurs groupements végétaux installés sur substrat rocheux :

  • sourcins héliophiles subalpinsà Minuartia verna et Pinguicula vulgaris
  • mégaphorbiaies subalpinesà Adenostyles alliariae et Cicerbita alpina
  • dalles rocheuses subalpines à
  • parois subalpines à Dianthus gratianopolitanus.
Espèces patrimoniales :
 
 On trouve avec surprise des centaines de pieds de Silene viscaria (ex Lychnis viscaria).
Cette espèce peu courante en Auvergne est habituellement liée aux coteaux secs montagnards, particulièrement alentours des parois basaltiques (vallée de l'Alagnon, vallées de la planèze de St Flour etc...).
On la trouve ici en situation exceptionelle à plus de 1500 m d'altitude en compagnie de nombre d'espèces subalpines plutôt abondantes : Dianthus gratianopolitanus, Cerastium alpinum, Pedicularis verticillata, Minuartia vernaSaxifraga continentalis (station plutôt alticole !) etc.


Autres observations :
Chaerophyllum villarsii, Allium victorialis, Lilium martagon, on notera aussi l'identification de Phyteuma spicatum se alpestre, et de Trifolium pratense se nivale, sous espèce subalpine passée inaperçue durant très longtemps et dont le CBNMC relate quelques mentions récentes sur les hauts sommets d'Auvergne. Enfin, en revenant vers le Pas de Peyrol on ne peut passer à côté d'un versant entier couvert de Pulsatilla alpina se apiifolia, paysage splendide, habituellement plutôt réservé aux environs du Plomb du Cantal. En effet, bien que très présente aux environs du Puy Mary, l'Anémone souffrée y reste généralement dispersée ou sous forme de petites stations (ancien impact de la cueillette ??), contrairement donc aux pentes du Plomb du Cantal.
Jean DAUGE nous apprend que ces versants "ruisselants d'Anémones souffrées" sont une des grandes originalités paysagères du Volcan Cantalien et ne se retrouvent nulle part ailleurs dans les paysages botaniques français. Un spectacle "endémique" à notre volcan et donc à ne pas manquer !!!

Habitats :
Les canoles traversant de haut en bas certaines parties fraîches des parois, ainsi que toute la base des falaises sont occupées par de vastes étendues de mégaphorbiaies subalpines très riches en couleurs. Nous n'avons pas pu prendre le temps d'y herboriser attentivement, mais il y a là des milieux très bien conservés abritant très certainement de nombreuses espèces végétales patrimoniales (Campanula latifolia ?, Tozzia alpina ?...), bref un site à revoir !

Forêts subalpines :
Les hêtraies sommitales situées en contrebas des falaises appartiennent à l'habitat "Hêtraies subalpines à Acer et Rumex arifolius" Habitat d'intérêt communautaire très rare et fort original en Auvergne, il fait l'objet d'une caractérisation fine par le CBNMC et BIOME en 2008, nous y reviendrons en détail lors de la prochaine publication du rapport.