jeudi 6 décembre 2012

Belles plantes mais pas "potiches"

Voici le lien d'une récente émission sur France 5  :

"Belles plantes mais pas potiches"

http://www.pluzz.fr/belles-plantes-mais-pas-potiches.html

Un concentré pédagogique à découvrir des nombreuses révélations des découvertes scientifiques (anciennes à très récentes) sur les plantes de ces dernières décennies, et une approche renouvelée du monde végétal !  
 
@ voir et revoir !

 

jeudi 22 mars 2012

La semaine du développement durable à Aurillac


A l’occasion de la semaine du développement durable 2012, "Biome Observation des Espaces Naturels" et le service des Espaces Verts de la ville d’Aurillac se sont associés pour vous présenter quelques espèces végétales particulières de la cité géraldienne :

  • D’une part les espèces remarquables ou protégées qui vivent en bordure de la cité.
  • D’autre part des plantes envahissantes venues d’ailleurs… qui menacent nos berges par exemple.


Des clichés formats A3 et A4 sont exposés ainsi qu'un texte détaillant les caractéristiques des espèces.
Deux dépliants (espèces invasives et espèces  remarquables ) accompagnent l'exposition et seront en libre distribution.
















     
Téléchargez les dépliants :   RARES     INVASIVES    
 
L'exposition a lieu au Centre Pierre Mendès France à Aurillac pour toute la durée de la semaine du développement durable, du 1er au 7 avril 2012
Téléchargez le programme de la semaine du développement durable : ICI
 
La conception de l’exposition et des dépliants a été entièrement réalisée par Biome.
Les photos sont de Panorama Volcanic 
L’impression (photos & dépliants) et le montage de l’exposition ont été entièrement réalisés par le service Espace Vert d’Aurillac.
Nous tenons à remercier Veronique Garcia responsable des Espaces Vert pour le partenariat efficace mis en place entre nos structures.

@ bientôt
HC.


mercredi 15 février 2012

rencontre inattendue sur la glace...

Notre ami et photographe René Barrière vient de faire une observation naturaliste exceptionnelle.

Les grands froids sont paradoxalement assez propices pour observer la faune, en hiver les températures basses provoquent chez les animaux des regroupements, ou des comportements moins craintifs / discrets que lors de la saison de reproduction.
Cela semble être le cas de cette superbe Loutre d'Europe observée durant longtemps en plein repas.
Pendant une petite demi heure, l'animal a alterné entre plongées et repas sur la glace, plat principal, l'Ecrevisse signal semble t il.
 

Ces dernières années, à l'occasion de diverses études ou observations, je n'ai pu que constater la place importante de l'écrevisse dans l'alimentation de la loutre. Partout, l'envahissement de la plupart de nos cours d'eaux par les espèces exotiques d'écrevisses (E signal notamment) semble au moins très favorable à la Loutre qui en bonne opportuniste (et gourmet ?) exploite cette ressource abondante et facilement accessible.

Les indices de repas de la Loutre (reliefs de repas et épreintes) que l'on peut trouver semblent comporter très souvent de l'écrevisse.

 
Avec des populations considérées comme en expansion, la Loutre revient également à des comportements beaucoup moins nocturnes et discrets.

 

Pour finir, cette magnifique rencontre est l'occasion pour moi et René Barrière de vous annoncer que notre projet de banque d'images développé avec Biome avance bien, plusieurs milliers de clichés sont désormais en cours de traitement et le site ouvrira ses portes normalement d'ici fin 2012, le reportage sur la Loutre y figurera évidemment en bonne place !
Nous aurons l'occasion de détailler ce projet, qui implique également une évolution dans l'organisation de Biome, dans un article ultérieur.
@ bientôt
hervé CHRISTOPHE
 

PS : MAJ 2014, notre banque d'image est désormais opérationnelle !, rendez vous sur www.panorama-volcanic.fr pour acquérir ces clichés.
http://biome-expertises.blogspot.fr/p/pole-image-communication.html

jeudi 26 janvier 2012

L'observatoire photographique du Pas de Peyrol



Depuis 2004, Biome réalise pour le Syndicat Mixte du Puy Mary un Observatoire Photographique du Paysage (OPP) sur le site emblématique du Pas de Peyrol. 



La démarche des OPP repose sur une méthodologie développée par le Ministère de l'Ecologie. L'objectif général est de conserver la mémoire paysagère dans des sites naturels emblématiques. Des points de prise de vue sont fixés et régulièrement reconduits.

On dispose ainsi de photographies d'un même site à divers intervalles de temps.



Sur le Pas de Peyrol, la prise de vue initiale a eu lieu dès 2004. Une reconduction a été effectuée en 2008-2009 après les travaux de construction de la Maison de Site du Pas de Peyrol.

C'était donc l'occasion de valoriser les clichés de l'Observatoire photographique pour restituer au grand public une partie de cet important travail de mémoire.

Un diaporama a été réalisé par Biome en 2010 pour présenter l'évolution du paysage du Pas de Peyrol depuis 2004.
 

extrait :




@ bientôt

HC.

jeudi 24 novembre 2011

Floraisons tardives à l'étage subalpin...

Ce 24 novembre 2011 le col du Pas de Peyrol n'étant toujours pas fermé, nous en avons profité pour organiser une petite sortie photo, qui s'est vite transformée en scéance d'herborisation.

 Quelques arrêts entre le Pas de Peyrol et le cirque de l'Impradine sous la Brêche de Roland nous a permis d'observer pas moins de 27 espèces, toutes en floraison entre 1400 et 1600 m d'altitude.
Environ la moitiée des taxons étaient en bord de route (talus, fossés) les autres dans les milieux naturels périphériques non loin de la voirie, Nardaies, Sourcins, rochers etc.
 
 Achillea millefolium 
 Malva moschata
 Ajuga reptans 
 Meum athamanticum 
 Alchemilla alpina gr. 
 Oenothera sp.  
 Biscutella arvernensis 
 Ranunculus acris  
 Campanula lanceolata 
 Ranunculus auricomus  
 Campanula rotundifolia 
 Scabiosa columbaria  
 Centaurea nigra gr.  
 Senecio adonidifolius  
 Cytisus purgans 
 Sedum villosum 
 Genista pilosa  
 Stachys officinalis  
 Geranium pyrenaicum  
 Silene dioica 
 Jasione laevis 
 Taraxacum sect ruderalia 
 Knautia sp. 
 Veronica officinalis  
 Leontodon pyrenaicus 
 Viola lutea 
 Lotus corniculatus 

 
 
Ces espèces se répartissent entre des taxons à floraison estivale (voir tardi-estivales) qui réagissent à cet automne prolongé en produisant des fleurs, et, nettement plus surprenant en montagne, des espèces printanières qui retrouvent des conditions de températures assez similaires à celles d'avril / mai à l'étage subalpin.
 
 
On notera en tout cas que la montagne est extrêmement sèche, la plupart des écoulements si vifs au printemps ne sont que de maigres cheveux.
Manifestation potentielle du changement climatique, cet évènement qui touche nos montagnes (absence de neige, températures "chaudes") est de toute façon exceptionnel. Si cela nous permet de profiter encore des sommets dans une douceur quasi printanière et dans des lumières rarements observables dans ces conditions, il est certain que la couche de neige protectrice garante de l'exceptionnelle floraison printanière et estivale de nos montagnes est attendue avec impatience.
@ bientôt
HC.

mercredi 22 juin 2011

Confirmation de la présence du Lézard ocellé dans la vallée du Lot / Cantal.

Une mention assez récente de Lacerta lepida existait sur Vieillevie dans le Cantal (G. POTTIER com pers à S GAGNIER). A la suite de notre redécouverte récente de l'espèce sur St Santin de Maurs, nous avons effectué une nouvelle prospection en compagnie de Samuel GAGNIER pour tenter d'observer l'espèce dans la vallée du Lot, seul autre secteur du Cantal où l'espèce a été mentionnée.




La prospection fut couronnée de succès avec 2 observations, un couple sur Vieillevie et une femelle au "Port".
Soit 2 petits noyaux de populations qui font le lien avec celle bien connue et répertoriée dans les vignobles du Fel (Aveyron).





 
 
Versants ouverts et entretenus au Fel (12).
 
Nos prospections se sont concentrées sur les espaces "naturels" : pelouses, anciennes vignes et vignes cultivées, bords de parcelles et chemins avec de nombreux murets etc.


Bien que ces espaces aient largement régressé sur le Cantal (contrairement à la zone du Fel) gagnés par les broussailles et la forêt, ils existent encore en plusieurs points autour des villages ou des hameaux  et l'on pouvait raisonnablement supposer que leur surface était encore suffisante pour abriter une population (restreinte ?) de Lézard ocellé.
Et pourtant, dans ces espaces "naturels" les prospections se sont révélées négatives, le lézard vert les fréquente, mais l'ocellé n'a pas été vu (une obs non certaine dans les vignes tout de même).
 
En revanche, les ocellés semblent s'être rabattus sur les hameaux et les villages où nos 2 observations ont été faites.
Est-ce que ces espaces encore entretenus sont l'ultime refuge du lézard ocellé devant l’embroussaillement général des anciens milieux ouverts ? 
 
La comparaison avec les populations du Fel se révèlerait un atout précieux pour mieux cerner les milieux fréquentés par le Lézard ocellé. En effet, sa présence au sein de l'habitat "humain" suppose des mesures de conservation bien différentes de ce que l'on pourrait proposer en milieu "naturel" ou agricole (vignes etc.).
C'est un enjeu de connaissance important pour favoriser la conservation de ces populations à l'avenir.
@ bientôt
HC.

jeudi 21 avril 2011

Le lézard ocellé toujours présent dans le cantal en 2011 !


Une journée de dense prospection à Saint Santin de Maurs en compagnie de Samuel GAGNIER, agent ONF et herpétologue, aura permis d'observer ce discret "géant".

Après 4 heures de prospection discrète, enfin vers onze heures du matin un bruit de fuite attire notre attention et après une longue attente près d'un tas de pierres sous un fourré de genévrier apparaît une tête, puis le haut du corps qui nous permet de confirmer l'observation d'une femelle de lézard ocellé.
En mesurant les rochers où était tapis le lézard, la taille estimée est de au moins 40cm tête/queue (ind relativement petit / jeune donc).
C'est une bonne nouvelle qui confirme donc que l'espèce est bien toujours présente dans le cantal  la dernière observation datant de 2006 (voir article).
Cette journée de prospection nous aura aussi permis de visiter avec  S. GAGNIER, herpétologue confirmé, plusieurs autres sites locaux où le lézard fut signalé et d'analyser leur potentiel.Le bilan est cette fois nettement moins réjouissant, dans les alentours de St Santin (limite Aveyron comprise) les milieux sont peu favorables à l'exception du lieu d'observation. Les secteurs présentant des pelouses calcaires alternant avec de nombreux fourrés sont très limités en surface, et s'ils permettent probablement la circulation de l'espèce,  ils ne peuvent en aucun cas abriter de population viable.
A noter que la carrière du puy des fours à chaux va redémarrer. L'ancienne exploitation avait laissé des espaces nus lentement recolonisés par la végétation et qui étaient devenus un lieu potentiel intéressant pour l'espèce.
De plus, notre prospection nous aura permis de constater l'omniprésence de l'habitat humain qui grignotte les coteaux secs (construction d'habitations en lisière du site Natura 2000), et l'abondance de chats gros prédateurs de lézards qui mettent directement en danger l'espèce.
 
                                         
Par ailleurs, même sur le site d'observation, si le lapin de garenne est présent, il  n'y a quasiment aucun terriers, le lézard doit donc se contenter des failles et trous entre les blocs calcaires et sous les fourrés, mais ne peut pas compter, sur ce site, sur les lapins pour lui fournir des gîtes faciles. 


Nouvelles constructions en limite des buttes calcaires
 
En conclusion, le site Natura 2000 de Saint Santin hérite d'une grande responsabilité pour la conservation de cette espèce qui malgré une surface très faible semble se maintenir, mais sans que l'on puisse esquisser la tendance évolutive de sa population. On peut en effet craindre une régression des effectifs vu les éléments cités plus haut et le caractère "insulaire" de ce noyau de population apparemment isolé de ceux du Lot ou de la vallée du Lot.
Nous souhaitons que dans le cadre du PNA lézard ocellé tous les acteurs potentiels concernés par l'espèce se mobilisent pour définir des actions fortes sur ce petit noyau de population en limite Nord de son aire de répartition.
@ bientôt
HC.
Un site à découvrir pour saisir ses observations : http://www.onem-france.org/lezard-ocelle/wakka.php?wiki=Carto2011